vendredi 30 novembre 2007

Bodies

Samedi dernier, j’ai visité l’exposition Bodies dans le Seaport de Manhattan.


Cette exposition a suscité pas mal de débats depuis sa création, puisqu’on peut y voir de vrais corps humains disséqués.

J’ai un peu hésité avant d’y aller : d’abord parce que le concept me semblait morbide, mais surtout parce que j’avais entendu dire que les « corps » disséqués pour l’exposition avaient été donnés dans des circonstances assez troubles par le gouvernement chinois… (Après vérifications, ils n’ont pas été donnés mais vendus… no comment)

J’avais donc pas mal de réticences, mais mes colocataires m’en ont dit beaucoup de bien et l’amie qui me rendait visite ce week-end était motivée pour m’accompagner. Ma curiosité et mon envie de me faire ma propre opinion l’ont donc emporté.

Au final, Bodies m’aura marqué dans le bon comme dans le mauvais sens du terme : J’ai trouvé certaines dissections vraiment instructives et impressionnantes, mais d’autres aspects de l’exposition m’ont mis vraiment mal à l’aise.

Les premières salles, consacrées aux os et aux muscles, ne m’ont pas du tout plu. J’essayais de m’intéresser aux morceaux de squelettes ou de chair que je voyais dans les vitrines, mais je n’arrêtais pas de me dire qu’un moulage aurait été aussi convaincant dans cette situation et que le fait qu’on ait un vrai morceau de cadavre en face de soi n’apportait strictement rien, si ce n’est un cote voyeuriste assez dérangeant.

C’était d’ailleurs assez bizarre de voir autant de parents visiter l’exposition avec leurs jeunes enfants, en pointant du doigt les morceaux de corps et en s’exclamant bien fort « oh regarde, un tympan / un pied / un tibia ».
Moi, en présence de tous ces cadavres, j’étais naturellement tenté de chuchoter…

Ajoutez à ca les corps écorchés hideux avec des ballons de basket ou de rugby dans les bras qui trônaient au milieu de la pièce pour « décorer », et vous comprendrez que j’ai trouve ces premières salles d’un gout assez douteux.



Heureusement, après, ca s’est amélioré : Il y avait des dissections (brrrr…) très impressionnantes dans les salles suivantes, qui auraient difficilement pu être remplacées par des moulages (mine de rien ca changeait tout pour moi que l’emploi d’un vrai cadavre ne paraisse pas gratuit).

En particulier, il y avait une très belle dissection du système nerveux humain, ou l’on voyait le lien entre le cerveau et tous les nerfs. C’est assez indescriptible, un mélange entre le fantôme et la méduse.

Il y avait aussi des coupes de cerveaux endommagés par des attaques, qui prennent la forme de grosses taches noires au milieu de la matière grise… C’était angoissant mais aussi étrangement poétique.

La salle consacrée a la circulation sanguine était très impressionnante aussi, puisqu’une technique de dissection spéciale permettait d’isoler les artères et les veines du reste du corps tout en leur laissant leur forme originale.




Enfin, il y avait aussi une salle qui exposait des fœtus à différent stade de leur développement. C’était d’ailleurs la seule salle du musée qu’un avertissement nous encourageait à contourner si nous étions trop sensibles. Parce qu’apparemment, voir un fœtus d’une semaine et demi dans un bocal, c’est bien plus choquant que de voir un adulte écorché… Parfois j’ai quand même du mal a comprendre les américains…

Au final, je mentirais en disant que l’exposition ne m’a pas intéressé. Certaines dissections valent vraiment le coup d’œil, et on n’y apprend pas mal de choses sur notre corps… Et pourtant, tout ca oscillait trop entre la science et le voyeurisme pour que je j’en sorte pas un peu mal a l’aise.

Je ne regrette pas d’y être allé, et pourtant suis un peu gêné quand j’y repense : la preuve, j’ai pas mal hésité à en parler ici, et je me suis réveillé en sursaut l’autre nuit quand j’ai réalisé que C’ETAIENT DE VRAIS CORPS DE VRAIS GENS MORTS QUI N’AVAIENT SANS DOUTE PAS DONNE LEUR ACCORD.

Finalement, c’est la question de l’accord qui m’aura le plus dérangé. Du coup, si ce genre d’expositions se développe, j’espère qu’on se procurera les corps dans des circonstances un peu plus éthiques.

mardi 27 novembre 2007

Enchanted

Dimanche soir, je suis allé au cinéma voir le dernier Disney : Enchanted. Et je n’ai même pas honte !

Il faut dire que, contrairement à ce qu’on pourrait croire en lisant son pitch, le film est plutôt bon.


L’histoire est simple : une princesse de dessin animé Disney, Giselle, se retrouve propulsée par une sorcière dans le « vrai » monde… à Manhattan (c’est sûr que si elle s’était retrouvée au fin fond du Kansas, c’aurait été moins drôle !). Elle est secourue par un père divorcé qui ne croit plus en l’amour et par sa fille qui aimerait avoir une Maman, et… Et je n’ai pas besoin de continuer mon résumé, vous avez tous compris comment ca allait finir ! Apres tout, on est quand même dans un Disney !

Si la conclusion du film n’a rien de très original, son concept (intégrer des personnages Disney classiques au monde réel) se révèle étonnamment sympathique et bien exploité.

Entre la parodie et l’hommage, les scènes qui transposent le cahier des charges Disney (la Princesse qui lave la maison avec l’aide des animaux, la Princesse qui chante…) dans Manhattan sont les plus réussies du film, drôles et magiques à la fois. Les scènes chantées, en particulier, sont de purs moments de bonheurs. Il faut dire que les chansons ont été écrites par Stephen Schwartz, à qui on doit déjà celles de Wicked et Pocahontas, et que leur mise en scène est assez enchanteresse (J’ai envie de retourner voir le film juste pour revoir la chanson dans Central Park !).

L’actrice qui joue l’héroïne a d’ailleurs une jolie voix, et est plutôt charmante dans son rôle. Le reste du casting est assez réussi aussi : James Marsden se moque de son coté beau gosse en incarnant un prince assez amusant, Patrick Dempsey fait du Patrick Dempsey, mais ca colle bien a son personnage, et la gamine n’est absolument pas insupportable malgré ses six ans et hérite de la meilleure réplique du film.
Mon seul regret concerne Idina Menzel, qui a finalement un rôle assez anecdotique et pas une seule chanson (un comble !).

Et même si le film reste assez gnan gnan, on sent que le réalisateur a tenté de sexuer un peu ses personnages, y compris sa princesse… Un effort frileux, certes, mais dans un Disney ca se remarque.

Bref, tout ca pour dire que malgré une dernière demi heure un peu faible, Enchanted est une jolie réussite : un film drôle, romantique, bourré de bons sentiments qui m’a mis de bonne humeur pour la soirée… Je n’en demandais pas tant !

lundi 26 novembre 2007

Malentendus culturels

Four days… Seven people… A two room apartment… Too much drama…

Ce n’est pas le principe d’une nouvelle émission de télé réalité, c’est le résumé de mon week end de Thanksgiving.

Un week end sympa, bien rempli, mais qui s’est révélé un peu éprouvant à cause de ce qu’on appellera des « malentendus culturels » (comprendre des clashs) entre cinq espagnols et deux français. En même temps, avec autant de gens dans un si petit appartement, il fallait s’y attendre !

Petit guide des erreurs à éviter si on ne veut pas passer pour un français arrogant et souffrir du « silence treatment » ou, pire, du « we speak in spanish in front of you treatment » pendant deux jours :

1) Se rappeler que l’humour français et l’humour espagnol sont très incompatibles :

- We spanish people are lazy, we never work, we always take naps, ah ah ah… : Humour espagnol (Mon coloc m’a expliqué après coup que depuis la fin de la dictature franquiste, les espagnols ont pris l’habitude de se dévaloriser en permanence, comme pour rompre avec le nationalisme d’antan)
- Oh really ? Because you know, in France, we are all soooooo hard working, hi hi hi : Signe bien connu d’arrogance française, qui vous fera immédiatement rentrer dans la catégorie “mean racist French people” !

2) Ne pas avoir l’air embarrassé, quoi qu’il arrive.

… Même quand une des fille torchée qui vous accompagne crie « I want you to fuuuuuck me » a un inconnu dans un bar.

Commenter : « Wow, you’re direct » : Signe bien connu d’arrogance française.

3) Se mêler de ses affaires, quoi qu’il arrive.

Demander a une fille torchée si elle est sûre de vouloir marcher pieds nus sur le trottoir de Manhattan alors qu’il fait – 3 degrés Celsius ? Signe bien connu d’arrogance française !

4) Ne pas dire « Why don’t you throw yourself through the window ? » aux gens qui vous énervent.

Bon, celui là est plutôt évident, en fait… Mais, à notre décharge, il faut voir ce qu’on est obligé de boire pour suivre le rythme espagnol !

5) Mais surtout, surtout, ne pas parler en français avec un compatriote devant des espagnols, même s’ils sont aussi en train de parler entre eux dans leur langue…

… Car, c’est bien connu, le français est une langue dont la seule et unique fonction est de se moquer (avec arrogance bien sur) des gens en secret. Si on pouvait aussi l’utiliser pour discuter ou se donner des nouvelles, ca se saurait !

Employer sa langue natale est donc très "rude" puisqu'il est "obvious" qu'on s’en sert pour dire du mal des gens.

Deux jours de bouderies plus tard, tout s’est heureusement arrangé à grand coup de « ah, I understand that you were offended » et de « our culture are so different, this is very interesting ». Les principaux intéressés (comprendre ceux qui vivront encore ensemble après le week end) se sont réconciliés en s’offrant des brownies et des chips, et personne n’a déménagé…

Au final, ce week end de ThanksArrogantAssholeGiving mouvementé aura donc été plutôt marrant et instructif, et chacun aura appris comment ne pas être « rude » la prochaine fois.

Tiens, d’ailleurs, je réalise que je viens effectivement de me servir du français pour me moquer (avec arrogance) de gens en secret dans ce message… Hum, au fond, peut-être qu'ils ont raison et que je suis un français un peu arrogant ! ^^

Voice over from Sex & The City

This starts like your typical New York City fairy tale : Charlotte was a new girl in town, pure and innocent. On a Friday night, she went to a bar with some friends, and met a guy. The guy was nice, they talked, they laughed, they made out, and finally they exchanged their number and agreed to see each other again the next day.

On Saturday evening, Charlotte called the guy, and he asked her to meet him in the same bar. But when she arrived, the guy was acting strange. After a few greetings, he spent the whole evening talking to another girl, barely acknowledging Charlotte.


One hour later, the other girl and Charlotte’s date were leaving together. Before he left, he told her: “Oh, sorry we didn’t get to talk that much tonight, but definitely give me a call next week end”. And then, the next day, he sent her a text message saying “Hey man (Charlotte was a guy, and the other girl too), sorry I did not get to talk to you too much tonight, but give me a call soon”.

As poor Charlotte told me, dumbfounded, the story of her typical second new yorker date, I couldn’t help but wonder: Is monogamy so hard we cannot even pull it up for one evening? Is it ok to bring someone else home on a second date and still expect to be called back? And, above all : Are New Yorkers so advanced in the dating area that no one else gets them, or are we just rude narcissist assholes who deserve to be single forever ?

dimanche 18 novembre 2007

One short day in Panama City

Hier, après une semaine de boulot assez busy durant laquelle je n’avais vu de la ville que les quartiers situes entre l’hôtel et le boulot, ou éventuellement l’hôtel et le resto, j’ai enfin pu faire le touriste dans Panama City.

Sachant que je devais être à l’aéroport à six heures ce matin pour attraper mon avion et que je ne reviendrai peut-être plus jamais au Panama, j’avais exactement une journée pour profiter au maximum de la ville et de ses alentours … J’étais donc bien déterminé a être un touriste productif et à ne pas gaspiller une seule minute de mon temps de visite si précieux !

Pour tout vous dire, j’ai un peu raté mon coup…

J’ai commence par me lever à neuf heure trente pour « être en forme et mieux profiter ». (Stupid idea)

Du coup, le temps de prendre un café, de checker mes mails, et de décider avec mon collègue de ce qu’on allait faire de notre dernier jour au Panama, on a quitté l’auberge de jeunesse à dix heures trente

J’avais très envie d’aller dans les iles Perles mais, pour un jour, et surtout un jour qui commence à dix heures trente, c’était vraiment trop compliqué. Du coup, comme mon collègue aime bien le trekking et que j’avais malgré tout envie d’une expérience Survivor, on a décidé d’aller se balader dans la jungle du Parque Nacional Soberania, un parc naturel situe une vingtaine de kilomètres au dessus de Panama City.

Le temps d’aller acheter de quoi pique-niquer et de trouver un taxi qui comprenne ou on veut aller et accepte de nous faire payer la course 15 dollars, il est déjà onze heures et quart. Mais peu importe, cette fois on est vraiment partis : A nous la foret vierge ! Après cette matinée un peu molle, on va profiter de l’après midi à cent pour cent !

A midi, donc nous voila « arrives »… Enfin, c’est ce qu’on croit… Car malheureusement, les chauffeurs de taxi de Panama City ne connaissent pas toujours très bien la ville et ses alentours… En l’occurrence, celui la nous a déposé au mauvais endroit, à 11 kilomètres de l’entrée du parc ! Le temps qu’on comprenne où l’ont est (ou plutôt où l’on n’est pas), le taxi est déjà loin et on se retrouve abandonnés au milieu de nulle part !


Nous voila donc a la mi-journée, paumés dans la campagne panamienne sans plan ni téléphone… Impossible de trouver un taxi ici, et le prochain bus ne passe que dans une heure trente… La situation peut-elle encore empirer ? Oui ! De gros nuages noirs s’amoncellent dans le ciel : aucun doute, l’orage de l’après-midi approche…

Désespérés, on décide donc de rejoindre le parc à pieds (stupid, stupid idea…), en espérant de se faire prendre en stop sur le chemin par l’une des rares voitures qui circulent sur cette route !

Onze kilomètres, c’est long… Surtout quand on regarde l’heure toutes les deux minutes en pensant au précieux temps de visite qu’on perd… Et encore plus quand on entend le ciel gronder de plus en plus fort au dessus de sa tête !

Bref, vous vous en doutez, j’étais de bonne humeur :




On a finalement eu de la chance, et un automobiliste très sympa s’est arrête et nous a déposé à une borne de l’entrée du parc… Quinze minutes de marches plus tard, nous voilà enfin arrivés : il est treize heure trente.

Victoire ? Pas tout à fait ! Car une fois sur place, à par un panneau « Entrada del Parque » et un bâtiment désert, on ne trouve rien… Pas d’indications, pas de plans, pas de gens pour nous renseigner, pas de sentiers…

Ah, et accessoirement, le déluge commence :


Du coup, résignes, on pique nique a demi abrités sous un porche désert avec un couple de sexagénaires américains aussi perdus que nous… New York commence sérieusement à me manquer.

Quatorze heure : la pluie s’arrête et quelqu’un finit par apparaitre pour nous renseigner... Et là, bonne surprise : le headquarter du parc, le point indiqué en gras sur la carte, l’endroit qu’on a quand même mis plus de trois heures a atteindre… ne correspond a rien du tout ! Les randonnées commencent ailleurs, et le début de la plus proche se trouve à quatre bornes… sur la route qu’on vient de descendre !

On remonte donc a pied avec nos amis américains, et je commence a me dire que, finalement, les vacances au Club Med dans le Sud de la France, ce n’est pas si mal !

Finalement, à quinze heure, miracle : on arrive enfin a l’entrée du bon sentier ! On pénètre dans la foret vierge, et la journée commence enfin !

Bon, la « randonné » ne faisait que 800 mètres (sachant qu’on avait marché au moins 6 kilomètres pour l’atteindre, c’était un peu court !), mais c’était quand même très sympa de marcher dans la jungle. Il y avait plein d’arbres, et des bruits d’animaux qu’on ne voyait pas, et de l’eau qui gouttait des arbres, et de la boue… Bon, ce n’est pas facile à expliquer ici, mais c’était cool !


Ah, et accessoirement, aller faire une randonnée dans la jungle avec des baskets : stupid, stupid idea !



En tous cas, grâce a notre patience et a nos talents d’observateurs, on a réussi a voir plein d’animaux pendant ces huit cent mètres :





Bon, j’avoue, j’ai pris ces photos au zoo qu’on a visité juste après… Les seuls trucs qu’on a vu dans la jungle, c’est des fourmis, une petite grenouille (noire et jaune, quand même) et des bancs de poissons minuscules… J’ai aussi fait semblant de voir le singe que tout le monde regardait dans un arbre, pour me sentir moins exclu…


Un truc que j'ai vraiment vu...

Bref, même si les animaux n’ont pas trop fait d’efforts pour se montrer a leur état naturel (qu’ils ne viennent pas se plaindre qu’on les enferme dans des cages pour mieux les voir après !), la balade était très rigolote.

On a fini par une baignade dans le fleuve, sous une petite cascade. On a probablement attrape quatre ou cinq maladies tropicales différentes en faisant ca, mais peu importe : pouvoir dire « je me suis baigné dans la jungle » ca n’a pas de prix !




Priceless

Bon, évidemment, on n’avait pas emmené nos maillots, ni nos serviettes, donc on s’est baignés avec nos vêtements…
Ensuite, pile au moment où on avait à peu près réussi à se sécher, il s’est remis a pleuvoir : pas assez pour permettre rincer l’odeur du fleuve de ma peau, mais bien assez pour tremper mon passeport que j’avais emmenés avoir moi (stupid… vous connaissez le concept je crois)… Franchement, le concept des parcs naturels, c’est bien sympa, mais s’ils installaient des douches (chaudes) et un vestiaire a cote des points d’eau, ce serait pas mal non plus !

Bref, comme vous le savez déjà, on est allé faire un tour au zoo du coin (encore deux bornes a pieds). Je ne sais pas si les animaux ici sont particulièrement amicaux, où s’ils étaient juste attirés par notre odeur de poisson, mais ils venaient tous nous voir et faire des tours devant nous :


Celui là me rappelle le loup de Delphine et Marinette, avec son museau tout mignon qui passe à travers la cage…


Ensuite, on est rentre en bus (on ne l’a attendu que 45 minutes, une broutille) a Panama City, et j’ai pu admirer un très beau coucher de soleil que, comme d’habitude, je n’ai pas été foutu de prendre en photo correctement parce qu’on bougeait trop.


Avant de repasser a l’hôtel, je suis allé m’acheter de nouvelles baskets dans une rue commerçante de Panama City. J’ai pris des « Leopard », une marque super tendance à 20 dollars la paire :

*
Hummmm... Ce logo me rappelle quelque chose...

Enfin, après être repassé nous doucher à l’hôtel (j’ai jeté mes chaussures et mes chaussettes à la poubelle en passant), on est sortis prendre un verre dans la calle Uruguay, la rue animée de Panama City où on trouve tous les clubs hypes que les gens qui n’ont pas d’avion à six heure trente le lendemain fréquentent jusqu’au petit matin. Puis on est rentrés a pied a l’hôtel, en se faisant dépasser par les bus discos (le samedi soir, les bus Panamiens se déguisent en boite de nuit en mettant la musique à fond et en s’éclairant avec des lumières colorées, et les passagers dansent pendant le trajet : beau concept), j’ai fait ma valise, et je me suis couché…

Au final, c’aura été une journée éprouvante, mais réussie. Parce que bon, être productif, c’est sympa, mais si c’est pour ne rien avoir à raconter, ça ne m’intéresse pas !

jeudi 15 novembre 2007

La pluie et le beau temps

Je sais, parler du temps qu’il fait sur son blog, c’est un peu la honte… Mais vu l’emploi du temps de mes journées en ce moment, je n’ai malheureusement pas grand-chose d’autre à raconter !

Ici, il fait très chaud, ca ne surprendra personne... Mais comme il fait aussi très humide, ce n’est pas spécialement agréable, surtout en chemise et en costume.

Quand je dis très humide, je n’en rajoute pas : en temps normal, il fait déjà très lourd, et quand il pleut, les vitrines des magasins se couvrent de buée et les vendeurs doivent sortir sans arrêt pour les essuyer.

D’ailleurs, cette saleté de buée se dépose aussi sur l’objectif de mon appareil photo, et je dois le nettoyer toutes les trente secondes si je ne veux pas que mes photos soient toutes floues…




Au premier plan : de la buee...


Mais surtout, en ce moment, c’est la saison des pluies au Panama. Elle est presque finie, mais on a quand même droit a de beaux orages tous les après midi, souvent a l’heure ou on décide de sortir pour aller manger d’ailleurs...

Je me suis déjà plaint ici de la bruine new yorkaise et du crachin texans… A Panama, j’expérimente au quotidien la pluie, la vraie :


« Ah, mon bon monsieur, il n’y a plus de saisons ! »



mercredi 14 novembre 2007

Bang, bang

Panama est, parait-il, l’une des principales plaques tournantes du trafic de cocaïne et du blanchiment d’argent en Amérique…

Depuis quatre jours, je n’ai pas encore vu de cocaïne ou d’argent sale. Il faut dire que je n’ai pas trop cherché… Par contre, j’ai vu ce qui va en général avec : des armes.

C’est simple, on croise des armes partout dans les rues de Panama City :

Le matin, en taxi, on se fait doubler par des motards en cagoules armés de mitrailleuses… Normal.

Le midi, dans le vieux quartier, on croise des hordes de militaires plus ou moins officiels équipés de kalachnikovs… Normal.

Le soir, sur le parking du restaurant, on est « accueilli » par un garde (très gentil au demeurant) et son fusil à pompe… Normal.


Oh, et quand, exceptionnellement, les armes ne sont pas autorisées dans un endroit, il faut bien sur le préciser.



Parce que, sans le panneau, comment les gens devineraient qu’ils ne doivent pas emmener leur arme au musée, hein ?

Je n’ai évidemment pas résisté a me faire prendre en photo en Panama Hat a coté de mon ami au fusil a pompe. Une photo idiote, j’en conviens, et qui m’aura causé quelques sueurs froides puisqu’il braquait son arme sur moi par inadvertance pendant que je discutais avec lui…

Dire que j’ai du attendre d’avoir 22 ans pour avoir un fusil a pompe braqué sur moi pour la première fois… Y a pas à dire, en grandissant en France, on loupe quand même quelque chose…

mardi 13 novembre 2007

Repas gluant


... miam ...

lundi 12 novembre 2007

8 days in Panama

Cette semaine, je suis en mission loin de New York… Encore… Cela dit, je ne me plains pas, puisque je travaille huit jours au Panama !


En général, quand je suis en mission quelque part, je n’ai pas trop l’occasion de visiter (il y a rarement grand-chose à faire après 20 heures, surtout sur une aire d’autoroute texane !). Mais là, comme on partait quand même au Panama, on est arrivés le samedi pour pouvoir en profiter le dimanche.



On a donc passé la journée à se balader dans la ville et ses alentours, a pied, en bus (25 cents le trajet, mais je n’ai jamais vu un bus aussi rempli de ma vie donc au final ca doit être très rentable) et en taxi (expérience inoubliable que d’être assis sans ceinture de sécurité a l’arrière d’un véhicule qui a plus de 400 000 kms au compteur, et dont chauffeur qui se retourne pour vous parler au lieu de regarder la route).

Et puis, comme quand on fait le touriste, il faut assumer jusqu’au bout, on est évidemment allés voir le Canal de Panama. Les ecluses de Miraflores plus exactement.


C’était très impressionnant. Je pensais que le Canal serait beaucoup plus large qu’il ne l’est en réalité, et j’ai donc été très surpris de voir d’énormes paquebots se faufiler à la queue leu leu dans des écluses a peine plus grandes qu’eux (d’ailleurs mon collègue m’a expliqué que la largeur des paquebots du monde entier est encore de nos jours limitée par celle du Canal de Panama).




Honte sur moi : j’ai aussi appris en le visitant que le Canal de Panama a été creuse par l’homme et qu’il circule au dessus du niveau de la mer.
Il fonctionne en fait grâce à un système d’écluses et de pompes (qui utilisent l’eau des nombreuses pluies panaméennes) qui permet de faire monter les bateaux progressivement au dessus du niveau de la mer pour qu’ils « enjambent » le continent…
Si vous participez un jour à qui veut gagner des millions, vous me serez reconnaissant pour toutes ses infos !





Apres s'etre remplie, l'ecluse s'ouvre pour laisser passer le bateau.

Enfin, pour finir la visite, on a aussi vu un film assez rigolo qui se terminait par ces mots : « Le canal de Panama : Une richesse pour les peuples du monde entier ». Mais. Bien. Sur.

Apres ca, on est allés visiter la Plaza de Francia dans les vieux quartiers de la ville, d’où on avait une très belle vue sur les gratte ciels du quartier des affaires.


Le quartier des affaires en question n’est d’ailleurs pas très éclairé la nuit, et on ne voit de la lumière qu’a quelques fenêtres. Certains buildings sont même carrément plongés dans l’obscurité, et on distingue a peine leurs silhouettes grises et massives dans le ciel. Quand on arrive de New York, le contraste avec la débauche de lumière américaine est assez saisissant.

Du point de vue architectural, Panama City n’est pas une très belle ville (les gratte ciels sont laids et se ressemblent presque tous, beaucoup de maisons tombent en ruine, sans parler des ordures qui trainent partout, de la pollution…). Pourtant quand on s’y balade elle a beaucoup de charme. Sans doute parce qu’elle est pleine d’animation.




Voila pour ma journée de dimanche. Je repars dimanche prochain pour les Etats-Unis. D’ici la, j’espère avoir d’autres choses à raconter. Samedi, normalement, on va essayer d’aller dans les iles Perles... Pearl Islands : J’en connais un que ca va faire rêver !

dimanche 11 novembre 2007

Hamlet… with puppets !

Vendredi soir, je suis allé voir une représentation un peu particulière d’Hamlet avec mes colocs.

Pourquoi particulière ? Parce que les rôles principaux y étaient tenus par… des marionnettes.

Le concept peut sembler étrange, et j’avoue que quand Juan m’a proposé d’aller voir « Hamlet monté par un metteur en scène tchécoslovaque dans un théâtre alternatif de Brooklyn avec des marionnettes a la place des acteurs », j’ai eu quelques doutes… D’un autre coté, le concept m’intriguait pas mal et a 20 dollars la place (au premier rang !) je ne risquais pas grand-chose à accepter ! Enfin, c’est ce que je pensais…




Le début de la soirée a été assez apocalyptique. On avait prévu de traverser le Brooklyn Bridge à pied pour aller au théâtre, sans savoir qu’il pleuvrait… Bad idea. Avant même d’être arrivés à mi-chemin, on était trempés de la tête au pied. Le pont n’étant absolument pas abrite, la pluie nous fouettait le visage et un vent glacé s’infiltrait sous nos vêtements mouillés. Pour ne rien arranger, j’avais mes baskets éponges, celles qui sont étanches dans le mauvais sens (elles laissent l’eau rentrer mais pas sortir). Du coup, à chaque pas que je faisais, mes chaussettes recrachaient de l’eau dans mes chaussures pour se réimbiber des que je levais le pied. Floc, floc, floc…Gla gla gla… Floc, floc… Gl… Fucking weather…

Apres trois bons quarts d’heure de marche, on a fini par arriver au théâtre, grelottants dans nos vêtements trempés. Et là, bonne surprise : la salle était un grand entrepôt aménagé en théâtre, sans toilettes pour se sécher et, surtout, sans chauffage. Je vous laisse imaginer me tête, quand j’ai appris qu’on allait rester assis pendant deux heures dans une pièce glacée avec des vêtements mouilles sur le dos !
J’imaginais déjà mon épitaphe : féru de culture alternative, il mourut de froid pendant une représentation d’Hamlet avec des marionnettes monté par un metteur en scène tchécoslovaque…

Heureusement, on était en avance, donc on a pu squatter les toilettes (et le sèche main, qui s’est converti en sèche pied, en sèche chaussette et en sèche cheveux) du Starbucks d’ à cote. Résultat, nos vêtements n’étaient pas complètement trempés pendant la pièce, juste très humides…

La pièce, maintenant : Je pense que je ne suis pas un grand fan d’Hamlet. C’est peut-être parce que je découvrais la pièce pour la première fois avec une mise en scène assez décalée, pleine d’humour et qui désamorçait la plupart des situations dramatiques, sans pouvoir me référer à la mise en scène « classique »… C’est peut-être parce que l’ancien anglais, c’est encore plus dur a comprendre que l’anglais des chauffeurs de métro… Ou alors c’est juste parce qu’Hamlet n’est au fond que le Heroes de son époque : un truc surestimé et injustement adulé !

Bref, comme vous le savez, Hamlet veut venger son père, il traine, il traine, met au point des plans débiles et, en guise de conclusion, tout le monde meure bêtement (noyée dans un ruisseau ? vraiment ?).

En tous cas, même si je n’ai pas été subjugue par la pièce, la mise en scène, elle, valait vraiment le coup.


Les personnages étaient incarnés par de grandes marionnettes en bois, que les acteurs déplaçaient et animaient devant nous (on n’était donc pas dans une représentation du type Guignol, puisqu’on voyait les acteurs). C’était un peu déstabilisant au début, puisqu’il fallait regarder à la fois les mouvements de la marionnette et les mimiques de son « porteur » pour suivre, mais une fois habitué c’était génial : les acteurs étaient très expressifs, et plusieurs trouvailles de la mise en scène (échanges de marionnettes entre deux acteurs au milieu d’une scène, par exemple, ou décalage d’époque entre les marionnettes et les porteurs, la relation d’Ophelia et Hamlet étant plus ou moins charnelle selon la facette du personnage que l’on regarde ) apportaient un cote ludique au procédé.

Le concept n’avait d’ailleurs pas pour seul but de faire rire, a mon avis : la dualité « Porteur / Marionnette », par son coté de plus en plus schizophrène, illustrait de façon assez jolie la folie qui submerge progressivement les personnages.

Autre trouvaille assez géniale : La « scène » était en fait un carrousel (un manège avec des chevaux de bois, donc…), qui se mettait en route à certains moments clef de la pièce.
Ce procédé donnait beaucoup de dynamisme aux scènes en questions puisque, quand le manège tournait, les personnages pouvaient marcher ou même courir dessus tout en restant au niveau de nos yeux.



Enfin, dernière « originalité » de la mise en scène : certains passages de la pièce y étaient chantés. En particulier, le célèbre monologue d’Hamlet « To be or not to be, that is the question » prenait ici la forme d’un très beau solo de guitare… Un moment très drôle et étonnamment poétique, ou l’on sentait une vraie complicité dans l’audience (qui riait entre deux éternuements).

Il y avait aussi un passage en ombre chinoise, des marionnettes originale, une musique d’ambiance au synthé vraiment jolie qui ajoutait un cote angoissant a l’ensemble… Bref plein de petites trouvailles qui m’ont permis de garder mon intérêt constant malgré le froid et l’anglais un peu difficile.

Bref, tout ca pour dire que cette mise en scène « Puppet » de Hamlet était aussi intéressante que réussie, donc. Je pense que si je n’avais pas grelotté et eu peur de perdre mes doigts de pieds pendant toute la pièce, je n’aurais pas vu le temps passer.

Apres ca, on est rentrés… En métro cette fois… Mais on s’est quand même pris de la pluie plein la gueule sur le chemin… Et il faisait encore plus froid qu’avant…

Bref, ce soir la, en arrivant a l’appartement, j’ai fait la paix avec mon radiateur.


jeudi 8 novembre 2007

Plaidoyer pour les soirées tranquilles

On a beau habiter a New York, on ne peut pas passer sa vie dans les musées, les rues ou les bars : ca fait du bien de se poser chez soi de temps en temps, même quand on partage sa chambre avec un radiateur maléfique !

Dans Manhattan, cela dit, se poser n’est pas si facile ! On se laisse facilement happer par le rythme ambiant (metro-boulot-abdo-resto-cosmo-dodo) et il faut savoir relativiser pour se dire que, non, une soirée passée tranquillement chez soi n’est pas forcément une horrible perte de temps ou un signe irréfutable de déchéance sociale.

Du coup, aujourd’hui, pour me prouver a moi-même qu’une heure non dormie dans mon appartement n’est pas nécessairement une heure perdue, je vais vous parler de tous ces petits plaisirs « coupables » (ceux qui ne font pas maigrir, ne rapportent rien et ne permettent pas de coucher avec quelqu’un a la fin) que je m’accorde encore de temps en temps depuis mon arrivée.

Mercredi, par exemple, je suis allé m’acheter le dernier numéro de Y the Last Man, un comic book, et je l’ai lu dans ma chambre au lieu de sortir toute la soirée. Et je n’ai pas honte de vous le dire, parce que franchement, Y the Last Man, c’est trop trop bien !

L’histoire est simple : une mystérieux fléau extermine en quelques secondes tous les hommes (les males) de la planète… Le comic nous raconte donc l’histoire de quelques femmes, qui tentent tant bien que mal de s’adapter à ce nouveau monde unisexe, et de Yorick, le seul homme à avoir survécu a la catastrophe.

Non seulement l’idée de départ de ce comic book est originale et alléchante, mais (et c’est plus rare) le traitement est a la hauteur du concept : le monde sans hommes que nous dépeint l’auteur est a la fois crédible et fascinant, et des tonnes de petits détails sympathiques donnent envie de l’explorer toujours plus. Ajoutez à cela des dialogues très bien écrits, des personnages complexes et attachants, des dessins superbes et une histoire très bien ficelée, et vous aurez… Hum… Je dirai bien le meilleur comic book du moment, mais comme je ne lis pas d’autres comics a part Y the Last Man, je me contenterai de dire un comic trop trop bien !

Le seul problème de Y the last Man, c’est que ca ne sort qu’une fois par mois, et qu’un épisode se lit en 10 minutes. Je suis donc oblige de me distraire autrement le reste du temps.

J’ai arrêté la plupart des séries télé que je regardais, faute de temps, mais j’ai beaucoup de plaisir à retrouver chaque semaine celles que je suis encore :

J’apprécie beaucoup Desperate Housewives cette année. Les épisodes sont très drôles et, pour une fois, les nouveaux personnages (la nouvelle voisine mystérieuse et le couple gay qui emménage a cote de chez Susan) sont réussis et très bien intègres a la série.
On est loin du chef d’œuvre, mais je suis content de retrouver Desperate Housewives tous les lundis pour me détendre après le boulot !

J’attends aussi avec beaucoup d’impatience Ugly Betty chaque semaine. Ca va a deux cent a l’heure, ca part dans tous les sens (mais jamais dans la direction que j’attendais), les dialogues sont excellents, les personnages drôles et attachant…
De plus, sous couvert d’humour, la série aborde de façon assez directe beaucoup de sujets rarement traités a la télé : l’immigration, l’homosexualité (d’un enfant !), la transsexualité, le culte de l’apparence, les inégalités sociales… Malgré son aspect soapesque, la série est bien plus subversive que Desperate Housewives (en même temps il serait temps après 4 ans que les gens réalisent que Desperate Housewives n’est absolument pas une série subversive, mais bien une série républicaine qui s’assume).

Pour finir, puisqu’on parle de séries subversives et rigolotes, j’adore la troisième saison de Weeds.
La série est plus sombre cette année : Nancy est complètement embourbée dans son trafic et se révèle une mère de plus en plus absente et irresponsable.
Ce nouveau ton est assez réussi et, si l’humour est parfois moins présent qu’auparavant, les personnages et les intrigues gagnent en profondeur. Quant aux acteurs, ils sont toujours aussi bons, en particulier Mary Louise Parker et Elizabeth Perkin qui sont impeccables de talent et de classe quel que soit le registre… Et il en faut du talent pour rendre attachant un personnage aussi égoïste que Nancy !
La fin de la saison approche, et une conclusion en coup de tonnerre se profile a l’horizon, au gré de cliffhangers tous plus énormes et haletants les uns que les autres (Des cliffhangers qui réussissent à être a la fois choquants, surprenants et très bien amenés, à l’image de la fin du dernier épisode : « Who are you talking to ? »). Si le finale est aussi maitrise que l’an dernier, ca promet !

Pour finir, je n’ai pas trop le temps de lire, malgré mes longues heures passées à l’aéroport pour le boulot.
Ca ne m’a pas empêche de m’acheter plein de romans pas chers dans une librairie « discount » près d’Union Square. J’ai donc Michael Tolliver Lives d’Armistead Maupin, Brooklyn Follies de Paul Auster et The Shipping News d’Annie Proulx qui m’attendent tranquillement sur mon étagère. Des que j’aurais finis The Black Dahlia, je m’y mets !

Voila, je ne suis pas sur que ce plaidoyer pour les moments de détente a la maison aura passionné grand monde… Mais au moins, ca m’aura rappelle que, non, contrairement a ce que prétendent certaines personnes ici, ce n’est pas parce que je reste blotti chez moi un soir que je ne fais rien !

mardi 6 novembre 2007

Cohabitation difficile...

Aujourd’hui, je pourrais vous parler de trucs passionnants : La statue de la Liberté, le « dating » a la new yorkaise, la victoire des Red Sox contre les Yankee, la grève des scénaristes qui va tous nous priver de séries télé, le débat animé de la semaine dernière pour savoir si se déguiser pour Halloween c’est « in » ou « out », Time Square…



Au lieu de ca, je vais vous parler de mon radiateur. Eh oui !






C'est lui.




Mon radiateur, c’est mon pire ennemi du moment, mon arch nemesissss, le truc que je ferais disparaitre à jamais, bien avant la guerre et la faim dans le monde, si j’avais un vœu à exaucer.


Jusqu'à samedi dernier, il avait été plutôt discret. Il m’empêchait bien de mettre ma table de nuit contre mon mur, et je m’y étais cogné le coude une ou deux fois mais, à part ca, je n’avais pas trop eu à m’en plaindre…



Et puis voila qu’avec l’arrivée de l’hiver, il s’est mis à fonctionner : Et depuis, je ne peux plus le sentir !


Le vrai visage de mon connard de radiateur.


Déjà, je ne peux pas le régler. Il n'en fait donc qu'à sa tête et s’allume quand il veut, mais de préférence la nuit quand je dors ou la journée quand je lis dans ma chambre. Jamais le matin, par contre, quand je crève de froid et repousse au maximum le moment de me glisser hors de ma couette...

En tous cas, quand il marche, il marche ! En quelques minutes à peine, il atteint sa température maximale, quelques degrés en dessous de celle du métal en fusion. Me voila contraint de prendre mille précautions pour ne pas l’approcher, sous peine de me brûler au 4eme ou au 5eme degré.


Non content de m’exiler à l’autre bout de la pièce, il transforme ma chambre en sauna, en four même, et m’oblige à ouvrir grand ma fenêtre pour ne pas mourir carbonisé. Inutile de dire qu’en pleine nuit, c’est super agréable de devoir se relever pour ouvrir la fenêtre qui donne sur la rue et son bruit… Surtout quand on sait qu’on va devoir la refermer deux heures plus tard, quand le radiateur se sera éteint et que le froid polaire de l’extérieur aura envahi la pièce.

Mais toutes ces histoires de températures sont finalement bien accessoires. Le vrai problème de ce radiateur, c’est que dès qu'il fonctionne, il se met à cracher un fin jet d'air brûlant juste a coté de mon visage, tout en émettant un sifflement plus strident que celui d'une cocotte minute.





J'ai rajouté le sifflement et le souffle d'air brûlant pour que vous compreniez bien.




Les premiers soirs, j'ai cru qu'il allait exploser, et je m'imaginais déjà défiguré a vie, des éclats de radiateurs en fusion incrustés partout dans mon visage. Mais non, apparemment c'est son mode de fonctionnement normal... Ou alors il attend fourbement que j’ai eu une sale journée avant de me sauter a la gueule, ce qui serait bien son genre !

Bref, entre la chaleur étouffante, les sifflements brûlant a dix centimètres de mes oreilles, les courants d’air qui envahissent ma chambre dès que j’ouvre la fenêtre et l’angoisse d’avoir un engin explosif des plus instables a côté de mon lit, je ne dors pas très bien la nuit et je commence à me dire que pas de radiateur et trois couette, c’aurait peut être été une meilleure idée finalement…





Vivement qu’il fasse vraiment froid, histoire que je commence à l’apprécier a sa juste valeurs !

lundi 5 novembre 2007

Economies d'énergie

Aujourd’hui, au bureau, le chauffage et la clim’ fonctionnaient en même temps.


Des fois, quand même, je me dis que les Américains n’ont pas le même sens des réalités que nous…

dimanche 4 novembre 2007

Juste une photo...

... que j'ai prise hier à la tombée du jour dans Washington Square.



C'est beau non ?

jeudi 1 novembre 2007

Lobster Quest

L’avantage, quand je suis en déplacement pour le boulot, c’est que je mange au restaurant tous les soirs sans payer : je peux donc essayer les plats un peu chers du menu sans trop culpabiliser.

C’est pour moi une formidable occasion de découvrir la diversité et le raffinement de la cuisine américaine, en testant unes par unes les spécialités locales des différentes villes que je visite.

A Boston, par exemple, j’ai décidé de tester le homard.

Le homard… Un plat cher et raffiné, une chair fine et subtile qu’on paye le prix fort… Exactement le genre de truc que je ne prendrais pas au restaurant en temps normal. En plus, pour le diner, c’est quand même plus léger qu’une demi-vache texane avec des frites !

J’étais donc tout excité, mardi soir, de commander mon « lobster roll » dans le restaurant de fruit de mer où on dinait. Je me régalais à l’avance en pensant à ce que j’allais manger.

Et puis mon plat est arrive :



Pour ceux qui auraient besoin d’explication, voila la même photo légendée :


Un hot dog de homard… Je mentirais en disant que c’était particulièrement mauvais, mais franchement, j’aurais eu du poulet mayonnaise dans mon pain je n’aurais pas senti la différence !

Bref, la prochaine fois, gratuit ou pas, je prendrai un hamburger.