Pourquoi particulière ? Parce que les rôles principaux y étaient tenus par… des marionnettes.
Le concept peut sembler étrange, et j’avoue que quand Juan m’a proposé d’aller voir « Hamlet monté par un metteur en scène tchécoslovaque dans un théâtre alternatif de Brooklyn avec des marionnettes a la place des acteurs », j’ai eu quelques doutes… D’un autre coté, le concept m’intriguait pas mal et a 20 dollars la place (au premier rang !) je ne risquais pas grand-chose à accepter ! Enfin, c’est ce que je pensais…

Le début de la soirée a été assez apocalyptique. On avait prévu de traverser le Brooklyn Bridge à pied pour aller au théâtre, sans savoir qu’il pleuvrait… Bad idea. Avant même d’être arrivés à mi-chemin, on était trempés de la tête au pied. Le pont n’étant absolument pas abrite, la pluie nous fouettait le visage et un vent glacé s’infiltrait sous nos vêtements mouillés. Pour ne rien arranger, j’avais mes baskets éponges, celles qui sont étanches dans le mauvais sens (elles laissent l’eau rentrer mais pas sortir). Du coup, à chaque pas que je faisais, mes chaussettes recrachaient de l’eau dans mes chaussures pour se réimbiber des que je levais le pied. Floc, floc, floc…Gla gla gla… Floc, floc… Gl… Fucking weather…
Apres trois bons quarts d’heure de marche, on a fini par arriver au théâtre, grelottants dans nos vêtements trempés. Et là, bonne surprise : la salle était un grand entrepôt aménagé en théâtre, sans toilettes pour se sécher et, surtout, sans chauffage. Je vous laisse imaginer me tête, quand j’ai appris qu’on allait rester assis pendant deux heures dans une pièce glacée avec des vêtements mouilles sur le dos !
J’imaginais déjà mon épitaphe : féru de culture alternative, il mourut de froid pendant une représentation d’Hamlet avec des marionnettes monté par un metteur en scène tchécoslovaque…
Heureusement, on était en avance, donc on a pu squatter les toilettes (et le sèche main, qui s’est converti en sèche pied, en sèche chaussette et en sèche cheveux) du Starbucks d’ à cote. Résultat, nos vêtements n’étaient pas complètement trempés pendant la pièce, juste très humides…
La pièce, maintenant : Je pense que je ne suis pas un grand fan d’Hamlet. C’est peut-être parce que je découvrais la pièce pour la première fois avec une mise en scène assez décalée, pleine d’humour et qui désamorçait la plupart des situations dramatiques, sans pouvoir me référer à la mise en scène « classique »… C’est peut-être parce que l’ancien anglais, c’est encore plus dur a comprendre que l’anglais des chauffeurs de métro… Ou alors c’est juste parce qu’Hamlet n’est au fond que le Heroes de son époque : un truc surestimé et injustement adulé !
Bref, comme vous le savez, Hamlet veut venger son père, il traine, il traine, met au point des plans débiles et, en guise de conclusion, tout le monde meure bêtement (noyée dans un ruisseau ? vraiment ?).
En tous cas, même si je n’ai pas été subjugue par la pièce, la mise en scène, elle, valait vraiment le coup.
Apres trois bons quarts d’heure de marche, on a fini par arriver au théâtre, grelottants dans nos vêtements trempés. Et là, bonne surprise : la salle était un grand entrepôt aménagé en théâtre, sans toilettes pour se sécher et, surtout, sans chauffage. Je vous laisse imaginer me tête, quand j’ai appris qu’on allait rester assis pendant deux heures dans une pièce glacée avec des vêtements mouilles sur le dos !
J’imaginais déjà mon épitaphe : féru de culture alternative, il mourut de froid pendant une représentation d’Hamlet avec des marionnettes monté par un metteur en scène tchécoslovaque…
Heureusement, on était en avance, donc on a pu squatter les toilettes (et le sèche main, qui s’est converti en sèche pied, en sèche chaussette et en sèche cheveux) du Starbucks d’ à cote. Résultat, nos vêtements n’étaient pas complètement trempés pendant la pièce, juste très humides…
La pièce, maintenant : Je pense que je ne suis pas un grand fan d’Hamlet. C’est peut-être parce que je découvrais la pièce pour la première fois avec une mise en scène assez décalée, pleine d’humour et qui désamorçait la plupart des situations dramatiques, sans pouvoir me référer à la mise en scène « classique »… C’est peut-être parce que l’ancien anglais, c’est encore plus dur a comprendre que l’anglais des chauffeurs de métro… Ou alors c’est juste parce qu’Hamlet n’est au fond que le Heroes de son époque : un truc surestimé et injustement adulé !
Bref, comme vous le savez, Hamlet veut venger son père, il traine, il traine, met au point des plans débiles et, en guise de conclusion, tout le monde meure bêtement (noyée dans un ruisseau ? vraiment ?).
En tous cas, même si je n’ai pas été subjugue par la pièce, la mise en scène, elle, valait vraiment le coup.

Les personnages étaient incarnés par de grandes marionnettes en bois, que les acteurs déplaçaient et animaient devant nous (on n’était donc pas dans une représentation du type Guignol, puisqu’on voyait les acteurs). C’était un peu déstabilisant au début, puisqu’il fallait regarder à la fois les mouvements de la marionnette et les mimiques de son « porteur » pour suivre, mais une fois habitué c’était génial : les acteurs étaient très expressifs, et plusieurs trouvailles de la mise en scène (échanges de marionnettes entre deux acteurs au milieu d’une scène, par exemple, ou décalage d’époque entre les marionnettes et les porteurs, la relation d’Ophelia et Hamlet étant plus ou moins charnelle selon la facette du personnage que l’on regarde ) apportaient un cote ludique au procédé.
Le concept n’avait d’ailleurs pas pour seul but de faire rire, a mon avis : la dualité « Porteur / Marionnette », par son coté de plus en plus schizophrène, illustrait de façon assez jolie la folie qui submerge progressivement les personnages.
Autre trouvaille assez géniale : La « scène » était en fait un carrousel (un manège avec des chevaux de bois, donc…), qui se mettait en route à certains moments clef de la pièce.
Ce procédé donnait beaucoup de dynamisme aux scènes en questions puisque, quand le manège tournait, les personnages pouvaient marcher ou même courir dessus tout en restant au niveau de nos yeux.

Enfin, dernière « originalité » de la mise en scène : certains passages de la pièce y étaient chantés. En particulier, le célèbre monologue d’Hamlet « To be or not to be, that is the question » prenait ici la forme d’un très beau solo de guitare… Un moment très drôle et étonnamment poétique, ou l’on sentait une vraie complicité dans l’audience (qui riait entre deux éternuements).
Il y avait aussi un passage en ombre chinoise, des marionnettes originale, une musique d’ambiance au synthé vraiment jolie qui ajoutait un cote angoissant a l’ensemble… Bref plein de petites trouvailles qui m’ont permis de garder mon intérêt constant malgré le froid et l’anglais un peu difficile.
Bref, tout ca pour dire que cette mise en scène « Puppet » de Hamlet était aussi intéressante que réussie, donc. Je pense que si je n’avais pas grelotté et eu peur de perdre mes doigts de pieds pendant toute la pièce, je n’aurais pas vu le temps passer.
Apres ca, on est rentrés… En métro cette fois… Mais on s’est quand même pris de la pluie plein la gueule sur le chemin… Et il faisait encore plus froid qu’avant…
Bref, ce soir la, en arrivant a l’appartement, j’ai fait la paix avec mon radiateur.

1 commentaire:
Comparer Hamlet a Heroes ? Vraiment ? Bon, je vais te pardonner en me disant que t'as probablement pas compris l'anglais...
Sinon, j'ai pris mes billets d'avion. I'm homecoming.
Enregistrer un commentaire