Dans Manhattan, cela dit, se poser n’est pas si facile ! On se laisse facilement happer par le rythme ambiant (metro-boulot-abdo-resto-cosmo-dodo) et il faut savoir relativiser pour se dire que, non, une soirée passée tranquillement chez soi n’est pas forcément une horrible perte de temps ou un signe irréfutable de déchéance sociale.
Du coup, aujourd’hui, pour me prouver a moi-même qu’une heure non dormie dans mon appartement n’est pas nécessairement une heure perdue, je vais vous parler de tous ces petits plaisirs « coupables » (ceux qui ne font pas maigrir, ne rapportent rien et ne permettent pas de coucher avec quelqu’un a la fin) que je m’accorde encore de temps en temps depuis mon arrivée.
Mercredi, par exemple, je suis allé m’acheter le dernier numéro de Y the Last Man, un comic book, et je l’ai lu dans ma chambre au lieu de sortir toute la soirée. Et je n’ai pas honte de vous le dire, parce que franchement, Y the Last Man, c’est trop trop bien !

L’histoire est simple : une mystérieux fléau extermine en quelques secondes tous les hommes (les males) de la planète… Le comic nous raconte donc l’histoire de quelques femmes, qui tentent tant bien que mal de s’adapter à ce nouveau monde unisexe, et de Yorick, le seul homme à avoir survécu a la catastrophe.
Non seulement l’idée de départ de ce comic book est originale et alléchante, mais (et c’est plus rare) le traitement est a la hauteur du concept : le monde sans hommes que nous dépeint l’auteur est a la fois crédible et fascinant, et des tonnes de petits détails sympathiques donnent envie de l’explorer toujours plus. Ajoutez à cela des dialogues très bien écrits, des personnages complexes et attachants, des dessins superbes et une histoire très bien ficelée, et vous aurez… Hum… Je dirai bien le meilleur comic book du moment, mais comme je ne lis pas d’autres comics a part Y the Last Man, je me contenterai de dire un comic trop trop bien !
Le seul problème de Y the last Man, c’est que ca ne sort qu’une fois par mois, et qu’un épisode se lit en 10 minutes. Je suis donc oblige de me distraire autrement le reste du temps.
J’ai arrêté la plupart des séries télé que je regardais, faute de temps, mais j’ai beaucoup de plaisir à retrouver chaque semaine celles que je suis encore :
J’apprécie beaucoup Desperate Housewives cette année. Les épisodes sont très drôles et, pour une fois, les nouveaux personnages (la nouvelle voisine mystérieuse et le couple gay qui emménage a cote de chez Susan) sont réussis et très bien intègres a la série.
On est loin du chef d’œuvre, mais je suis content de retrouver Desperate Housewives tous les lundis pour me détendre après le boulot !
J’attends aussi avec beaucoup d’impatience Ugly Betty chaque semaine. Ca va a deux cent a l’heure, ca part dans tous les sens (mais jamais dans la direction que j’attendais), les dialogues sont excellents, les personnages drôles et attachant…
De plus, sous couvert d’humour, la série aborde de façon assez directe beaucoup de sujets rarement traités a la télé : l’immigration, l’homosexualité (d’un enfant !), la transsexualité, le culte de l’apparence, les inégalités sociales… Malgré son aspect soapesque, la série est bien plus subversive que Desperate Housewives (en même temps il serait temps après 4 ans que les gens réalisent que Desperate Housewives n’est absolument pas une série subversive, mais bien une série républicaine qui s’assume).
Pour finir, puisqu’on parle de séries subversives et rigolotes, j’adore la troisième saison de Weeds.
La série est plus sombre cette année : Nancy est complètement embourbée dans son trafic et se révèle une mère de plus en plus absente et irresponsable.
Ce nouveau ton est assez réussi et, si l’humour est parfois moins présent qu’auparavant, les personnages et les intrigues gagnent en profondeur. Quant aux acteurs, ils sont toujours aussi bons, en particulier Mary Louise Parker et Elizabeth Perkin qui sont impeccables de talent et de classe quel que soit le registre… Et il en faut du talent pour rendre attachant un personnage aussi égoïste que Nancy !
La fin de la saison approche, et une conclusion en coup de tonnerre se profile a l’horizon, au gré de cliffhangers tous plus énormes et haletants les uns que les autres (Des cliffhangers qui réussissent à être a la fois choquants, surprenants et très bien amenés, à l’image de la fin du dernier épisode : « Who are you talking to ? »). Si le finale est aussi maitrise que l’an dernier, ca promet !
Pour finir, je n’ai pas trop le temps de lire, malgré mes longues heures passées à l’aéroport pour le boulot.
Ca ne m’a pas empêche de m’acheter plein de romans pas chers dans une librairie « discount » près d’Union Square. J’ai donc Michael Tolliver Lives d’Armistead Maupin, Brooklyn Follies de Paul Auster et The Shipping News d’Annie Proulx qui m’attendent tranquillement sur mon étagère. Des que j’aurais finis The Black Dahlia, je m’y mets !
Voila, je ne suis pas sur que ce plaidoyer pour les moments de détente a la maison aura passionné grand monde… Mais au moins, ca m’aura rappelle que, non, contrairement a ce que prétendent certaines personnes ici, ce n’est pas parce que je reste blotti chez moi un soir que je ne fais rien !

1 commentaire:
Franchement Tigrou, bien ton blog, marrant tes aventures texane, new yorkaise, radiatoresque ou culinaire, si, si vraiment.
Bon par contre il est clair que tu ne pourras plus te servire de ton FUCKING stage à FUCKING New York comme une FUCKING EXCUSE pour ne pas participer aux FUCKING chronique de pErDUSA maintenant que tu parle de série sur ton FUCKING Blog !
Oh est le thème de la planète des femmes n'a rien d'original en SF... Faudrait encore qu tu connaisses de la FUCKING Science-Fiction pour le FUCKING savoir !
Bon aller au plaisir de te voir sur le chan mon grand. :p
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