dimanche 30 mars 2008

Paranoïa

Il m’est arrivé un truc hier après midi. Un truc horrible.

Je me baladais innocemment avec des amies sur la sixième avenue. Je venais de voir Hairspray en live, j’avais le ventre plein, les moineaux chantaient, il faisait beau… Bref, tout contribuait à me mettre de bonne humeur.

Voilà qu’apparaissent devant nous cinq personnes arborant fièrement des pancartes « free hugs ». Tout à ma bonne humeur, et en me rappelant de la jolie campagne de pub sur ce thème qui avait été diffusée en France l’an dernier, je serre le premier d’entre eux dans mes bras tout en le félicitant de son engagement avec une retenue toute américaine : « You guys are so amazing ! I love what you’re doing ! ».

Tout heureux d’avoir établi un contact humain avec un inconnu en plein milieu de Manhattan, je suis installé pour de bon sur un petit nuage…

Et puis l’inconnu en question me tend un tract. Le titre ? « La scientologie peut aider votre enfant à s’améliorer a l’école ».

Arg ! J’ai fait un câlin a un scientologue ! Je l’ai encouragé dans sa foi ! J’ai même failli lui donner de l’argent ! Je me sens trahi, honteux, sali et, surtout, terrifié à l’idée de me découvrir une attirance soudaine pour Katie Holmes.

Pas de doute, la prochaine fois que je croiserai un inconnu à l’air sympa dans la rue, je ferai comme les 1944 New Yorkers qui ont « vu quelque chose et dit quelque chose » l’an dernier, et je me méfierai !



Souvenirs de musées

Eh non, je n’ai pas fait que des zoos et des comédies musicales pendant mon séjour !



Le Met'




L'exposition temporaire du Moma



Le Musée d'Histoire Naturelle (à un bloc de chez moi)

Allez, promis, à mon retour en France, je continue sur cette lancée et je visite le Louvre et le musée d'Orsay !

jeudi 20 mars 2008

Clinton ou Obama ?

Les primaires américaines : On ne parle que de ca dans les media et les diners depuis mon arrivée (a part bien sur quand on parle 5 minutes pour se détendre du président français qui « craque complètement »). La lutte sans merci que se livrent Hillary Clinton et Barack Obama depuis plusieurs mois passionne les américains et chaque nouveau sondage, chaque nouveau coup bas ramène leur face a face a la une des journaux.

Et pourtant, je n’ai encore rien écrit sur le sujet ici… La raison ? Je n’arrive pas à me faire une opinion, et à décider qui, de Barack ou Hillary, serait le meilleur candidat, c’est à dire celui qui serait le plus susceptible de gagner contre le républicain McCain. Car au fond l’enjeu est la.

J’étais d’abord convaincu par Hillary : plus d’expérience, plus à gauche… Elle semblait plus a même qu’Obama de l’emporter face au parti républicain. Et en plus elle est soutenue par America Ferrara.

Puis peu à peu, au détour d’un ou deux débats télévisés, le charisme d’Obama a fait son effet. Qu’on l’aime ou pas, on ne peut pas nier que c’est un excellent orateur…
Et les différents amalgames dont il a été victime l’ont rendu plus sympathique à mes yeux : le journal télévisé de NBC, par exemple, a diffusé par « erreur » une image de Osama Ben Ladden en arrière plan d’un sujet traitant d’Obama... Vu le nombre de fausses rumeurs qui circulent sur Internet accusant Obama d’être un agent infiltré d’Al Qaida, c’était une boulette assez malvenue.

Et puis quelqu’un m’a fait la réflexion suivante : un candidat moins expérimenté, au programme flou, qui profite de l’engouement des medias pour s’imposer dans son camp et se faire designer candidat a la présidentielle… Ca ne nous rappelle rien ?

Car, a part le fait qu’il faut « oser espérer », on sait finalement très peu de choses du programme d’Obama. Ca ne veut pas dire qu’il n’en a pas, mais quand ils nous parlent du candidats, les medias se concentrent d’avantage sur son « charisme », ses origines, sa femme, sa religion, son voyage en Somalie, son coté beau gosse qui fait chavirer le cœur des militantes… Bref, tout sauf des propositions concrètes.

On pourra me répliquer que les medias parlent aussi assez peu du programme de Hillary. C’est vrai. Mais la différence, c’est que les medias (en tous cas les medias « « « de gauche » » ») sont clairement de parti pris pour Obama. Et on ne peut pas dire qu’ils le cachent.

Ce parti pris peut sembler discret depuis la France. Mais sur place, il est si voyant, si peu discret qu’on a du mal a y croire. Un exemple parmi d’autre : L’autre jour, alors que j’achetais innocemment des DVDs a Virgin, un petit rayon consacré a la politique tronait au milieu du magasin. Au choix : le livre d’Obama « The audacity of Hope », une biographie flatteuse d’Obama et… Une poupée vaudou a l’effigie d’Hillary Clinton. Oui, oui ! Avec une superbe explication derrière qui explique pourquoi on la déteste (She’s a bitch) et encourage les consommateurs a se defouler en lui plantant des aiguilles un peu partout.

Et je ne parle même pas de la couverture du dernier Rolling Stone, consacré à Obama.


Est-ce un prophète ? Est-ce un dieu ? Est-ce Luke Skywalker réincarné sur terre pour sauver l’Amérique ?

Cette couverture plus que douteuse a au moins le mérite de souligner a quel point, dans la majorité des journaux « libéraux », Obama est présenté au lecteur comme le seul homme capable de sauver l’Amérique en ces temps troublés.

Obama est un self made man, un homme politique idéaliste et intègre, une véritable incarnation du rêve américain capable de rassembler les foules. Hillary, elle, est une ambitieuse, froide, calculatrice, bref : she’s a bitch. L’insulte sexiste par excellence, celle par qui des traits qui sont des qualités chez un homme deviennent d’affreux défauts chez une femme.

Alors, les démocrates américains sont ils en train de faire la même erreur que les socialistes français en 2007 ?

J’espère que non. Car, malgré ces critiques, j’ai tendance à voir Obama comme un candidat sérieux, solide et sincère, capable de faire le poids face a McCain et d’éviter au monde quatre années supplémentaires d’extrémisme a la Maison Blanche.

Il n’empêche que cette partialité affichée de nombreux medias a son égard, qui repose d’avantage sur sa personnalité et son charisme que sur son programme, me semble particulièrement choquante.

Bref, Obama ou Clinton, tant que les démocrates l’emportent sur les républicains, je serai content… Allez, on y croit, un jour, en France comme aux Etats-Unis, les journalistes feront leur travail correctement et on votera pour un candidat pour son programme.

Et pour finir avec une note d’humour, voila un sketche très drôle de Tina Fey dans le Saturday Night Live, qui résume avec plus d’humour et d’intelligence que moi tout ce que je pense de la campagne de dénigrement dont est victime Hillary Clinton. Enjoy !

jeudi 13 mars 2008

The Lion King

There is simply nothing else like it… C’est le slogan publicitaire du musical « The Lion King », dont on peut voir les affiches un peu partout dans le métro new-yorkais.



Ce spectacle légendaire fait salle comble depuis plus de 10 ans à Broadway et a fait fondre jusqu’au personnage de Felicity Huffman dans la série Sports Night. Il est arrivé en France il y a quelques mois, ou il a été accueilli par des critiques dithyrambiques, et il était donc absolument indispensable que j’aille le voir a New York pour pouvoir décréter dés mon retour sur Paris que « C’était mieux a Manhattan ».

C’est maintenant chose faite, puisque je suis allé le voir jeudi dernier avec mon meilleur ami.

Alors, au final: Is there really nothing else like it ?

Eh bien ca dépend ! Si on juge The Lion King en tant que comédie musicale, alors non, de mon point de vue, c’est loin d’être la meilleure option du marché. Pas que ce soit mauvais, mais les chansons – qui sont tirées a 90% du film – ne sont pour la plupart pas extraordinaires, et ne donnent pas vraiment aux interprètes l’occasion de briller. Elles accompagnent très bien le spectacle mais, a part peut être Shadowland ou They live in You (qui n’est pas dans le film, comme par hasard), on ne peut pas dire qu’elles m’aient envouté, et le show manque de chansons marquantes comme Defying Gravity ou un Goodmorning Baltimore.

Par contre, si on juge The Lion King en tant que spectacle, en acceptant que la musique n’est la que pour accompagner ce qu’on voit, les pubs ne mentent pas : je n’avais jamais rien vu de pareil. La mise en scène de l’ensemble est tout simplement sublime, bourrée de trouvailles visuelles et d’inventivité. Les costumes des différents personnages, surtout, sont absolument magnifiques. Que ce soient les hyènes, les lions, les girafes, Pumba le phacochere ou Timon la belette bizarre, tous les animaux ont été recrée à merveille. C’est bien simple, passé les 30 premières secondes, on oublie complètement qu’on a affaire a des acteurs en costumes, et pas a de vrais animaux. Le plus magique est sans doute le personnage de Zazou, le toucan... L’acteur (aide par la mise en scene) est si doué qu’il parvient a se faire oublier complètement lorsqu’il est sur scène, pour qu’on ne voit plus que la marionnette qu’il porte a bout de bras. Le personnage de Scar est également très réussi, et on oublie vite de regarder l’acteur qui se cache en dessous du masque.


Quant aux décors, ils sont eux aussi magnifiques : cascades, herbes, cimetières d’éléphants… Tout a été parfaitement recrée sur scène, avec une inventivité et une esthétique étonnante, et des éclairages superbes. Le moment le plus magique restera sans doute l’apparition de Mufasa dans le ciel étoile… Un passage impossible à décrire, il faut le voir pour comprendre a quel point c’est bien fait.

Au final, plus qu’un musical, The Lion King est donc un spectacle visuellement époustouflant, avec de bons moments d’humour et des interprètes qui, s’ils n’ont pas l’occasion de briller dans leurs chansons, sont remarquables des qu’il s’agit de s’effacer derrières leur personnage pour entretenir l’illusion…

Et tant pis si les méchantes hyènes ont l’accent du Bronx et que l’ensemble fait discrètement l’apologie du darwinisme social ! Franchement, avec une forme pareille, qui se soucie du fond ?

lundi 10 mars 2008

Le zoo du Bronx

Un poste un peu paresseux pour dire que je suis allé au zoo du Bronx dimanche.

Ce n’est jamais que le troisième zoo que je visite en 6 mois, mais qu’y puis-je, dès qu’on m’offre la possibilité de prendre plein d’animaux en photo avec mon bridge, je ne résiste pas !

En tous cas le zoo est vraiment magnifique. Non seulement le cadre (une enclave naturelle au milieu du Bronx) est assez impressionnant, mais en plus on peut y observer pas mal d'espèces rares que je n'avais jamais vues ailleurs, même en film ou en photos. Et même si on les force à vivre hors de Manhattan pour que ce soit moins cher, les animaux ont l'air plutôt heureux !




Des oiseaux.


Not so private joke.

Un phoque paresseux.


Un phoque orgueilleux.

La panthère la plus bête du monde.

La tortue la plus gracieuse que j'ai jamais vue.


Et pour rester dans la perspective animalière, je vais voir The Lion King sur Broadway mercredi… Obsessionnel ? Moi ? Vraiment ?