jeudi 13 mars 2008

The Lion King

There is simply nothing else like it… C’est le slogan publicitaire du musical « The Lion King », dont on peut voir les affiches un peu partout dans le métro new-yorkais.



Ce spectacle légendaire fait salle comble depuis plus de 10 ans à Broadway et a fait fondre jusqu’au personnage de Felicity Huffman dans la série Sports Night. Il est arrivé en France il y a quelques mois, ou il a été accueilli par des critiques dithyrambiques, et il était donc absolument indispensable que j’aille le voir a New York pour pouvoir décréter dés mon retour sur Paris que « C’était mieux a Manhattan ».

C’est maintenant chose faite, puisque je suis allé le voir jeudi dernier avec mon meilleur ami.

Alors, au final: Is there really nothing else like it ?

Eh bien ca dépend ! Si on juge The Lion King en tant que comédie musicale, alors non, de mon point de vue, c’est loin d’être la meilleure option du marché. Pas que ce soit mauvais, mais les chansons – qui sont tirées a 90% du film – ne sont pour la plupart pas extraordinaires, et ne donnent pas vraiment aux interprètes l’occasion de briller. Elles accompagnent très bien le spectacle mais, a part peut être Shadowland ou They live in You (qui n’est pas dans le film, comme par hasard), on ne peut pas dire qu’elles m’aient envouté, et le show manque de chansons marquantes comme Defying Gravity ou un Goodmorning Baltimore.

Par contre, si on juge The Lion King en tant que spectacle, en acceptant que la musique n’est la que pour accompagner ce qu’on voit, les pubs ne mentent pas : je n’avais jamais rien vu de pareil. La mise en scène de l’ensemble est tout simplement sublime, bourrée de trouvailles visuelles et d’inventivité. Les costumes des différents personnages, surtout, sont absolument magnifiques. Que ce soient les hyènes, les lions, les girafes, Pumba le phacochere ou Timon la belette bizarre, tous les animaux ont été recrée à merveille. C’est bien simple, passé les 30 premières secondes, on oublie complètement qu’on a affaire a des acteurs en costumes, et pas a de vrais animaux. Le plus magique est sans doute le personnage de Zazou, le toucan... L’acteur (aide par la mise en scene) est si doué qu’il parvient a se faire oublier complètement lorsqu’il est sur scène, pour qu’on ne voit plus que la marionnette qu’il porte a bout de bras. Le personnage de Scar est également très réussi, et on oublie vite de regarder l’acteur qui se cache en dessous du masque.


Quant aux décors, ils sont eux aussi magnifiques : cascades, herbes, cimetières d’éléphants… Tout a été parfaitement recrée sur scène, avec une inventivité et une esthétique étonnante, et des éclairages superbes. Le moment le plus magique restera sans doute l’apparition de Mufasa dans le ciel étoile… Un passage impossible à décrire, il faut le voir pour comprendre a quel point c’est bien fait.

Au final, plus qu’un musical, The Lion King est donc un spectacle visuellement époustouflant, avec de bons moments d’humour et des interprètes qui, s’ils n’ont pas l’occasion de briller dans leurs chansons, sont remarquables des qu’il s’agit de s’effacer derrières leur personnage pour entretenir l’illusion…

Et tant pis si les méchantes hyènes ont l’accent du Bronx et que l’ensemble fait discrètement l’apologie du darwinisme social ! Franchement, avec une forme pareille, qui se soucie du fond ?

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