Dallas, Boston, Panama City, Chicago… Jusque la, j’avais eu de la chance pour les destinations de mes missions. Equilibre karmique oblige, ca ne pouvait pas durer… Eh bien après le mois que je viens de passer, je pense que cote localisations, la balance est revenue à zéro !
J’ai commencé par une semaine à Springfield, dans le Connecticut. Je précise « dans le Connecticut », parce qu’il y a une bonne demi-douzaine de villes qui s’appellent Springfield aux Etats-Unis. Des villes toutes tellement hypes qu’elles ont organise un vote au niveau national pour savoir laquelle aurait l’immense honneur d’etre la Springfield officielle des Simpsons. Ma Springfield à moi a perdu, ruinant a jamais ses chances d’attirer les touristes. Enfin bon, par moins dix sept degrés Celsius, je ne comptais de toutes façons pas passer mes soirées à visiter la ville d’Homer et Marge, officielle ou non !
La semaine suivante, j’ai fait pire : j’étais exilé dans une ville perdue au fin fond du New Jersey.
A quelques dizaines de kilomètres à peine de New York (mais trois heures de voiture, bouchons interminables obligent), j’ai vu des choses horribles. Notamment, un serveur dans un bon restaurant qui, après avoir casse le bouchon de notre bouteille de vin, l’a enfonce au fond du goulot avec son doigt (son pouce plus exactement) avant de nous le servir a travers une passoire. Quand les amateurs de la table ont renvoyé la bouteille (ce qui n’était visiblement jamais arrivé la-bas), il s’est étonné. Certes, elle était bouchonnée, mais « Pas si mauvaise ». Et puis « Ca arrive ».
Pendant ces cinq jours, j’ai aussi découvert la spécialité météorologique locale : la pluie verglaçante. C’est un concept démoniaque, le super prédateur des intempéries : une pluie violente et glacée qui, pour s’assurer que vous ne pourrez pas lui échapper en courant, se transforme fourbement en neige fondue une fois qu’elle atteint le sol. Impossible de se déplacer rapidement sans déraper et se péter la gueule. Impossible d’utiliser un parapluie sans se faire déséquilibrer par le vent. Impossible de ne pas finir trempe, même quand la voiture est a vingt mètres.
Puis j’ai passe une semaine et demi a New Haven, dans le Massachussetts. Compare a Springfield, Connecticut et au New Jersey, c’est plutôt chouette et joli New Haven, au moins quand on traine près du campus de Yale (le reste est un peu craignos). Mais par moins vingt degrés dans une chambre d’hotel ou le chauffage refusait obstinément de fonctionner la nuit, j’étais trop occupe a survivre pour me balader !
Bref, quand j’ai appris qu’un changement de programme allait me faire rentrer quelques jours à New York dans la semaine ( !), j’étais partage entre l’euphorie et l’incrédulité. J’allais pouvoir sortir le soir après le boulot ? Voir mes amis ? Aller au cinéma ?
Malheureusement pour moi, le soir même de mon arrivée, une tempête de neige a transforme le Queens (ou je squattais quelques jours suite a mes problèmes d’appart) en piscine. 20 centimètres d’eau sale et glacée caches sous une fine couche de neige menaçant d’engloutir mes mollets a chaque passage piéton, d’interminables détours pour pouvoir traverser la rue au sec, des couloirs de métros dont les plafonds dégoulinaient littéralement sur les usagers… Bref, un temps à rester chez soi a tout prix, en se nourrissant de pates sans sauces et de céréales deux jours d’affilés pour ne pas se risquer au supermarché.
Tout ca pour dire que niveau destination et météo, j’ai été servi ces derniers temps… Mais je ne m’en plaindrai pas ! Je n’en apprécierai que plus la semaine qui s’annonce. Car au moment où je finis ces lignes, je viens d’arriver sur les lieux de ma prochaine mission.
Il fait chaud…
Il fait humide…
Il y a des palmiers… Du soleil… Des plages…
Mon manteau et mon pull quitteront plus ma chambre pendant sept jours…
J’ai commencé par une semaine à Springfield, dans le Connecticut. Je précise « dans le Connecticut », parce qu’il y a une bonne demi-douzaine de villes qui s’appellent Springfield aux Etats-Unis. Des villes toutes tellement hypes qu’elles ont organise un vote au niveau national pour savoir laquelle aurait l’immense honneur d’etre la Springfield officielle des Simpsons. Ma Springfield à moi a perdu, ruinant a jamais ses chances d’attirer les touristes. Enfin bon, par moins dix sept degrés Celsius, je ne comptais de toutes façons pas passer mes soirées à visiter la ville d’Homer et Marge, officielle ou non !
La semaine suivante, j’ai fait pire : j’étais exilé dans une ville perdue au fin fond du New Jersey.
A quelques dizaines de kilomètres à peine de New York (mais trois heures de voiture, bouchons interminables obligent), j’ai vu des choses horribles. Notamment, un serveur dans un bon restaurant qui, après avoir casse le bouchon de notre bouteille de vin, l’a enfonce au fond du goulot avec son doigt (son pouce plus exactement) avant de nous le servir a travers une passoire. Quand les amateurs de la table ont renvoyé la bouteille (ce qui n’était visiblement jamais arrivé la-bas), il s’est étonné. Certes, elle était bouchonnée, mais « Pas si mauvaise ». Et puis « Ca arrive ».
Pendant ces cinq jours, j’ai aussi découvert la spécialité météorologique locale : la pluie verglaçante. C’est un concept démoniaque, le super prédateur des intempéries : une pluie violente et glacée qui, pour s’assurer que vous ne pourrez pas lui échapper en courant, se transforme fourbement en neige fondue une fois qu’elle atteint le sol. Impossible de se déplacer rapidement sans déraper et se péter la gueule. Impossible d’utiliser un parapluie sans se faire déséquilibrer par le vent. Impossible de ne pas finir trempe, même quand la voiture est a vingt mètres.
Puis j’ai passe une semaine et demi a New Haven, dans le Massachussetts. Compare a Springfield, Connecticut et au New Jersey, c’est plutôt chouette et joli New Haven, au moins quand on traine près du campus de Yale (le reste est un peu craignos). Mais par moins vingt degrés dans une chambre d’hotel ou le chauffage refusait obstinément de fonctionner la nuit, j’étais trop occupe a survivre pour me balader !
Bref, quand j’ai appris qu’un changement de programme allait me faire rentrer quelques jours à New York dans la semaine ( !), j’étais partage entre l’euphorie et l’incrédulité. J’allais pouvoir sortir le soir après le boulot ? Voir mes amis ? Aller au cinéma ?
Malheureusement pour moi, le soir même de mon arrivée, une tempête de neige a transforme le Queens (ou je squattais quelques jours suite a mes problèmes d’appart) en piscine. 20 centimètres d’eau sale et glacée caches sous une fine couche de neige menaçant d’engloutir mes mollets a chaque passage piéton, d’interminables détours pour pouvoir traverser la rue au sec, des couloirs de métros dont les plafonds dégoulinaient littéralement sur les usagers… Bref, un temps à rester chez soi a tout prix, en se nourrissant de pates sans sauces et de céréales deux jours d’affilés pour ne pas se risquer au supermarché.
Tout ca pour dire que niveau destination et météo, j’ai été servi ces derniers temps… Mais je ne m’en plaindrai pas ! Je n’en apprécierai que plus la semaine qui s’annonce. Car au moment où je finis ces lignes, je viens d’arriver sur les lieux de ma prochaine mission.
Il fait chaud…
Il fait humide…
Il y a des palmiers… Du soleil… Des plages…
Mon manteau et mon pull quitteront plus ma chambre pendant sept jours…
Je suis à Miami !
C’est quand même plus classe que de conclure par « Je suis a Parsipanny New Jersey ! », non ?
C’est quand même plus classe que de conclure par « Je suis a Parsipanny New Jersey ! », non ?

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