Je ne donne plus beaucoup de nouvelles ces temps-ci… Non seulement je ne poste plus sur ce blog aussi souvent que je voudrais, mais les e-mails auxquels je dois répondre « dès que j’aurais le temps » s’accumulent dans mes boites aux lettres. Il faut dire qu’entre le boulot qui empiète sur mes week-end, mon déménagement forcé qui monopolise mes dimanches, des décisions importantes a prendre pour mon avenir (Que faire en stage dans deux mois ? Comment me spécialiser l’an prochain ?), et le fait que je n’ai plus accès a Internet de chez moi, les circonstances ne me facilitent pas la tache.
Mais voilà, c’est dimanche soir, je suis assis dans ma chambre vide pendant que mes colocataires emballent leur dernier cartons, et j’écoute Explosion in the sky… Bref, je suis d’humeur a m’épancher un peu, et tant pis si je dois attendre demain soir pour poster !
Pour les quelques personnes qui sauraient quelles températures il fait a New York en ce moment (Moins de 15 degré Fahrenheit… C’est a dire très, très froid !) et qui s’inquiéteraient de ma situation de SDF, rassurez vous : après deux semaines de stress, de faux espoirs et de vraies déceptions, j’ai – a priori - trouvé un nouvel appartement. Je dis « a priori » parce que, quand on cherche un appartement a New York, on devient vite superstitieux… Mais si tout va bien, je devrais emménager vendredi prochain dans un coin plutôt pas mal du tout.
En attendant, comme les nouveaux locataires arrivent vendredi matin, et que je serai en mission dans le New Jersey jusqu'à vendredi soir, j’ai stocké mes affaires à droite à gauche… Mine de rien, ça fait bizarre de s’apercevoir que presque tout ce qu’on possède tient dans une grosse valise et un tiroir… Mais dans ce genre de situation on apprécie !
Quant à mon futur appartement, il a l’air très bien. Mieux que l’actuel en fait. Plus spacieux, plus neuf, mieux meublé… Et en plus, j’y serai tout seul. Pourtant, je suis triste de quitter l’actuel. Ma douche sans pression, mon balcon que je n’utilisais jamais, mes six étages sans ascenseurs, mon accès au toit… Tout ça va me manquer. Même mon diabolique radiateur qui me réveillait la nuit et m’empêchait de faire la grasse matinée…
Mes colocataires aussi vont me manquer. Après avoir été interrogés huit heures d’affilés par les douaniers (des douaniers qui n’ont pas hésité à lire le journal intime de Victor à haute voix devant lui à la recherche de « preuves ») sans savoir ce qui arrivait à l’autre, et avoir du lutter pendant des semaines contre un propriétaire véreux pour récupérer leurs 2 mois de loyer payés d’avance (ce même propriétaire qui les a chargé de trouver remplaçant pour le bail, et qui n’a pas hésité a faire postuler plus de 20 candidats pour l’appartement en leur faisant tous payer 250 dollars de frais de dossier non remboursables), je pense qu’ils vont quitter le pays avec une perception un peu altérée du rêve américain. Pourtant, je suis impressionné par leur optimisme et leur bonne humeur dans ces circonstances, j’espère être capable de garder autant le moral qu’eux dans ce genre de situations !
Et tous cas, même si j’aurais plus s’espace vital dans mon nouvel appartement, il sera un peu vide sans Juan pour me résumer le New York Time ou Victor pour m’engraisser dedans.
Et puis, bien sûr, il faut aussi dire au revoir à mon quartier… A ses restaurants, à ses bars, à ses magasins chers et inutiles… Aux frozen margaritas de Panchito’s, à l’Armani’s Exchange et à l’Apple Store, à l’adorable gérante de mon pressing, aux Pecan pie à 2 dollars du super marché du coin… Mon nouveau quartier a l’air même sympa, et je suis impatient de le découvrir, mais il est beaucoup plus résidentiel et toute cette animation va me manquer. En plus, la semaine dernière, entre la mort d’Heath Ledger à deux blocs de chez moi, et le pan de la Trump Tower qui s’est effronté en face de ma fenêtre, on ne parlait que de Soho à la télé, et j’avais vraiment l’impression d’habiter au centre du monde… D’un autre coté, vu les mauvaises ondes qui circulent dans le coin en ce moment, partir n’est peut-être pas une si mauvaise idée !
Voilà. Il se fait tard, et j’empiète sur de précieuses heures de sommeil « radiateur free » (il devrait s’allumer dans une heure ou deux). Je file donc au lit pour profiter au mieux ma dernière nuit dans ma chambre… En esperant que mon futur appartement sera à la hauteur !
PS : Ah ben voilà, mon radiateur vient de s’allumer alors que je tapais le point final de ce message. Il est diabolique, je vous dis !!
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1 commentaire:
"Goodbye my lover Goodbye my friiiennnd You have been the onnneeee You have been the oooone for meeee"
HS ? pas tant que ca..Je trouvais juste que ca manquait un peu de musique sur ton blog..:-)
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