Lundi dernier, je me suis levé à 5 heures du matin et j’ai pris l’avion pour… l’Indiana !
J’avais un inventaire à faire sur place, et je suis donc resté seul le bas jusqu'au mardi.
Récit, en vrac, de ces 28 heures palpitantes dans l’état le plus glamour des Etats-Unis :
- Déjà, comme d’habitude quand je suis en mission loin de New York, je n’ai pas vu grand-chose. Sauf que la, dans ce cas précis, je n’ai littéralement pas vu grand-chose : C’est simple, j’ai atterri dans le brouillard, conduit dans le brouillard et redécollé dans le brouillard. J’avoue que, pour une journée, ca avait un certain charme (ce charme subtil et délicat d’un film de zombie). Mais quand on m’a explique qu’il faisait ce temps la six mois par an dans la région, j’ai été content de repartir le lendemain !
- Ensuite, pour renforcer l’expérience « Amérique profonde », j’ai conduit une énorme SUV 6 places. L’employée de l’agence de location était toute contente de m’annoncer que j’avais été upgradé for free sur une plus grosse voiture, comme si consommer trois fois plus d’essence pour avoir un véhicule moins maniable et impossible à garer était un coup de chance incroyable… Evidemment, c’était une automatique : J’ai donc passé une bonne demi-heure sur le parking à comprendre comment on changeait le stick de position (il faut appuyer sur le frein en même temps). Ensuite, j’ai roulé pendant un quart d’heure avec le frein a main (qui s’était cache a la place de l’embrayage), freiné avec le pied gauche sur l’autoroute (bad idea!), et confondu la marche arrière et la marche avant sur le parking (heureusement j’avais un gros pare-choc)… Comme je ne connaissais pas le code de la route indianadien (mon correcteur d’orthographe m’indique que ce n’est pas le bon mot), je me suis arrêté en plein milieu des carrefours (quelle idée intelligente de mettre le feu de l’autre coté du croisement aussi..) et j’ai roulé comme une tortue sur l’autoroute pour être sur de ne pas commettre un excès de vitesse…D’ailleurs, malgré ses six places, ma voiture était plus petite que 80% des véhicules qui m’ont doublé.
- Toujours en quête de l’Amérique profonde, la vraie, je me suis amusé à compter les plaques d’immatriculation « God bless America » et « God save our troops » sur les parkings… J’ai arrêté à la vingtième.
- J’ai mangé asiatique dans une chaine prés de l’autoroute. C’était pas très bon, mais très rigolo, parce que les indianin (ce n’est pas le bon adjectif non plus) étaient tellement persuadés d’être dans un restaurant typique (pourtant les serveurs étaient tous blancs !) qu’ils prenaient la pauvre statue « chinoise » qui trônait au milieu de la salle en photo !
- J’ai découvert l’accent indianagondin (toujours pas…). Et croyez moi, il est bien plus incompréhensible que l’accent texan ! Maintenant, je comprends pourquoi aucune série et aucun film ne se passe jamais dans cet état : non seulement on ne verrait rien a l’écran a cause du brouillard, mais en plus il faudrait des sous titres !
- J’ai compte des centaines de cartons dans un entrepôt gigantesque, perché sur un monte charge a six niveau au dessus du sol. A vrai dire, c’était plutôt rigolo.
- J’ai attendu plus de cinq heures dans la salle d’embarquement de l’aéroport d’Indianapolis, parce que mon vol était retardé a cause du… devinez… eh oui, du brouillard ! Cinq heures, c’est long… Surtout quand le seul commerce du coin est un Subway (je blague bien sur : il y avait aussi un Starbucks !)… Et encore plus quand toutes les personnes attendant autour de vous font les quatre cent pas dans la salle en hurlant dans l’oreillette de leur téléphone.
Voila. Au final, ces deux jours au fin fond de l’Indiana auront été à la fois instructifs et amusants… Vivement ma mission a Springfield dans le Massachussetts !
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1 commentaire:
Thanks for writing this.
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